dimanche 12 février
Crash de disque dur !
Ca ça arrive toujours à point nommé !!!
Samedi matin, réveil et allumage du PC dont l'écran ne me révèle qu'un sympathique message: "Operating system not found". Le reste de la matinée a été passé à rappuyer incéssamment sur le bouton on/off et à faire du ctrl+alt+suppr tout en introduisant tour à tour la multitude Cd de démarrage que j'ai...
Rien à faire, je me résigne à appeler un réparateur et amène la machine récalcitrante à ce dernier. Je lui demande de tenter dans un premier temps de récupérer un dossier qui comprend la majeure partie des données de mon projet... Jai en effet quelques sauvegardes pour les parties les plus importantes mais beaucoup de notes et d'articles de presse récupérés depuis plus d'un an étaient en un unique exemplaire. C'est d'ailleurs le cas d'une majorité de mes photos des Etats-Unis... Je n'en menais pas large et n'avais plus qu'à tourner en rond pendant l'après-midi en attendant un appel salvateur qui arriva en fin de matinée, les données ont pu être récupéré ! Ouf !
Quelques minutes avant la fermeture du magazin, je cours chercher ces données que l'on m'a mise sur CD et le réparateur m'annonce que pour ce qui est du disque dur le diagnostic doit être encore poursuivi afin de savoir s'il est récupérable... Le reste de la soirée a été passé à acheter un ordi pour un ami (aucune corrélation) puis à en chercher un de puissant pour moi auprès de ma famille afin que je puisse tenir jusqu'à lundi car mon deuxième PC est bien poussif...
Finalement, tout est bien qui finit bien et j'étais à nouveau opérationnel en ce dimanche matin... Ce fut, une belle frayeur qui m'incite à prendre tpujours davantage de précautions.
samedi 28 janvier
"Assistantes maternelles"
J'ai la chance d'avoir été très rapidement mis en contact avec des professionnels du secteur dans lequel je me lance. L'un d'entre eux, Jamil, était dans ma situation il y a quelques années... Il a essuyé quelques platres et a la très grande amabilité de me conseiller, de répondre à toutes mes questions pour m'éviter de faire certaines de ses erreurs de jeunesse.
C'est en particulier pour mes collaborateurs et mes prestataires clefs qu'il m'a été d'une aide plus qu'appréciable, me faisant rencontrer des personnes dont, pour avoir travailler avec, il connaît le sérieux.
L'autre soir, nous nous appelons pour récapituler. J'ai en effet quasiment réuni toutes les compétences dont j'ai besoin et il me fallait vérifier qu'il n'y en avait pas une que j'aurais oublié... J'avais d'ailleurs oublié de prendre en compte un poste pas très important financièrement mais qui peut-être crucial pour le bon développement de l'entreprise. Puis, vint le moment où Jamil m'interroge sur un poste particulier me demandant si j'y avais bien pensé... Là, j'ai eu une petite hésitation et lui ai fait l'aveu... "Oui, j'y ai bien pensé, en fait... ce serait, euh..., ma, euh... mère !". Et pendant que je lui explique les raisons de ce choix (parceque c'est vrai qu'elle ne me coûte pas très cher mais, ce n'est pas une raison suffisante...), j'entends Jamil qui se met à éclater de rire... Je me dis pendant un quart de seconde que je dois vraiment abuser puis, c'est à son tour de reprendre son souffle pour m'annoncer... qu'il faisait la même chose !!!
Et nous voilà à rigoler de nos abus maternels...
mercredi 18 janvier
Vinvin a gagné, moi... je n'en sais rien mais... "l'idée n'est pas naze"
Ca y est Cyrille alias Vinvin vient de remporter l'élection du blog de l'année 2005 dont je vous parlais dans le précédent billet ! Bravo à lui pour cette élection festive et qui me fait bien plaisir !
De mon côté, j'ai passé hier le grand oral du concours Petit Poucet de la création d'entreprise... Et maintenant...je n'ai plus qu'à attendre les résultats... Alors comment ça s'est passé ??? Eh bien je n'en sais rien et c'est ça qui est pénible avec ce genre de concours. Depuis que je parle de mon projet à d'éventuels investisseurs et autres partenaires, j'ai très rapidement une idée de l'accroche qu'ils ont avec le projet... Là, le jury constitué de 5 personnes a bien joué car il a peu laissé transparaître. Le projet leur a semblé séduisant et jusqu'à maintenant bien mené mais ce sont les questionnements dont ils m'ont fait part qui me font m'interroger sur leur réceptivité positive ou non... J'ai d'ailleurs été surpris par plusieurs de ces questionnements dont on ne m'avait pas réellement fait part auparavant. Peut-être était-est-ce juste pour me tester...
Dans tous les cas, c'est toujours intéressant de discuter avec des professionnels de tous ordres comme c'était le cas hier. C'est toutefois un exercice beaucoup plus difficile que lorsque l'on sait qui sont nos interlocuteurs et ce qu'ils savent ou non du domaine dont on parle car couvrir l'ensemble du projet en 1 heure est une mission délicate dans laquelle il faudra que je m'améliore.
Bref, back to work now. Ah non, il y a aussi eu deux coups de fil bien sympas hier. Un ex-pdg du cac40 que je rencontre prochainement (il s'étonne lui-même le nico ;-)!) et un investisseur New Yorkais qui cherchait à me joindre depuis quelques temps. Il connaît bien mon secteur et m'a l'air très intéressé... En rigolant, il m'a dit que, pour commencer: "l'idée n'est pas naze !"
mercredi 11 janvier
Le prototype
Il faut que je vous parle d'un de mes meilleurs alliés dans ma quête de financement et de démarchage à tout crin: le prototype.
Pendant que j'étais encore aux US et qu'il m'était difficile de rencontrer ceux qui deviennent maintenant mes appuis, mes financeurs, mes partenaires dans mon projet, je n'ai pas fait que travailler sur mes cours... j'ai créé un protos, un protos qui m'aide beaucoup.
Le prototype m'a pris pas mal de temps à faire avec les moyens du bord et deux-trois personnes m'ont d'ailleurs aidé à le concevoir dont... ma Maman !!! Elle a dû être sacrément surprise quand elle a lu un email de ma part lui demandant son aide... J'ai également demandé de l'aide à de parfaits inconnus dont le savoir m'était utile mais les avantages de la Manman c'est: pas chère, corvéable à (presque) merci et surtout, la communication est facile de même que la mise sous pression ;-)... Ah le sale gosse que je suis !! Pas tant que ça, elle m'a confié il y a peu qu'elle avait beaucoup rigolé...
Bref, le prototype fut fin prêt 3 semaines avant mon retour ce qui m'a permis de le tester, de me rendre compte de ses lacunes mais surtout de son incroyable intérêt. Mon entourage a aussi pu me donner ses premières impressions et c'est cela que j'aime le plus: voir les réactions en direct live...
J'ai parfois le droit à des petites moqueries (surtout de la part de mes petites soeurs car elles m'aiment bien et me châtient de la même manière) mais il étonne souvent et a même fait "halluciner" quelqu'un ! Quand je dis qu'il étonne ce n'est pas parceque c'est un produit incroyable mais c'est parcequ'il doit souvent être inattendu (surtout dans le domaine qui m'intéresse) d'arriver en phase de pré-création avec un produit qui pourrait presque être commercialisable.
Mais mon objectif n'est pas d'étonner, mon objectif est de faire comprendre en l'espace de quelques secondes le projet alors qu'il me fallait auparavant l'expliquer par de longs emails ou de grandes discussions... Là, mes futurs partenaires le touchent, le retournent, le palpent et comprennent très très vite !
Je gagne donc un temps fou mais je suis également beaucoup plus sûr de moi car je connais dorénavant bien toutes les phases et les problèmes par lesquels il faudra passer pour la suite...
Il reste que ce prototype et je le savais dès le début, n'est pas encore comme il devrait être. Il donne une bonne idée mais par souci de ménager mes moyens financiers et pour gagner du temps au moment de sa réalisation, j'avais dû faire certains choix. Désormais, un prototype qui sera très proche du produit final va entrer en réalisation avec cette fois-ci des professionnels. Bon, la ptite mère aura bien un droit de regard, je vous rassure...
L'objectif de ce second prototype est double: convaincre encore et toujours en présentant le produit véritable et surtout gagner du temps: Etre fin prêt, une fois le financement entièrement bouclé, à le lancer...
vendredi 06 janvier
Projet Finaliste
Il faut tout tenter... même à la dernière minute car tout est possible !
En rentrant crevé par le décallage horaire le 13 décembre dernier, je file à la réunion des bloggers Paris blog-t-il IV pour y rencontrer quelques personnes dont certaines cruciales pour mon projet et rentre encore plus crevé bien tard pour me coucher...
Le lendemain, je me rends compte que c'est le dernier jour pour pouvoir déposer un dossier pour le concours: Le Petit Poucet de la création d'entreprise. Je me concentre à fond pour trouver les bons mots et zou à la Poste, le cachet de La Poste faisant foi...
Eh bien cet effort ne fut pas vain puisque je viens de recevoir un appel me disant que mon projet était sélectionné comme finaliste du concours... Youhou !
Rien n'est toutefois encore gagné car il reste cette phase finale qui me met en compétition avec les 25 finalistes qui se partageront 5 prix et surtout, pour mon projet, ce qui est important: plusieurs mois de conseils potentiels voire jusqu'à 3 ans d'accompagnement, un peu de financement possible et sans doute de la notoriété.
Il n'y "plus qu'à" être bon pour la présentation. Je vous tiens au courant.
dimanche 06 novembre
Rencontre avec Superfrenchie l'entrepreneur
J'avais tenté de convaincre Denis alias Superfrenchie de venir de Washington au French Blogger Meeting de New York en mai dernier et il m'avait donné comme excuse qu'il devait faire du "wifing" ! Là, il y a eu un petit malentendu car le wifing est l'autre nom du wardriving et j'imaginais donc qu'il allait me donner des indications sur comment trouver des réseaux WiFi... en fait, son wifing à lui c'est de s'occuper de sa wife.
Plus tard, je me suis inscrit au marathon de New York auquel je n'ai pas été tiré au sort (30,000 places pour plus de 80,000 prétendants) mais auquel participe aujourd'hui Superfrenchie (on avait alors prévu de s'y retrouver). Un peu plus tard encore, Superfrenchie m'a informé de son état d'entrepreneur. Voilà donc une bonne raison de nous rencontrer enfin.
C'est donc hier, en revenant de Princeton que j'ai fait étape à New York où Denis venait de récupérer son dossard pour courir le marathon. Il doit poster son temps dans les commentaires ici !
Nous avons beaucoup parlé entrepreneuriat et Denis qui n'en est pas à sa première expérience m'a donné un très grand nombre de conseils qui ont un goût de vécu ! En voici quelques uns assez généraux qui peuvent être utiles à d'autres entrepreneurs en herbe:
- Construire brique après brique, jour après jour. La plus grande satisfaction de Denis dans ses diverses expériences est d'être parti de zéro ou presque. L'entreprise qui a eu le plus de succès puisque revendue lorsqu'elle atteignait près de 50 salariés a été démarrée dans un petit local avec 2 ordinateurs et une carte de crédit.
- Ne pas compter sur la chance, au succès du jour au lendemain. Ça peut arriver mais c'est il s'agit alors d'une réussite s'apparentant plus à un gain au Loto.
- Voir l'argent comme un score, seule manière véritable de mesurer la performance de l'entreprise, et non comme un nombre de BMW que l'on peut potentiellement s'offrir à la fin d'un bon mois.
- L'idée de départ n'a pas nécessairement besoin d'être entièrement originale, nouvelle. On peut très bien réussir avec un concept existant depuis des lustres et que l'on revisite à sa façon.
- Être proche de ses clients, essayer de les comprendre en étant en contact permanent avec eux.
- Se faire plaisir, l'entrepreneuriat ne doit pas être une corvée ou bien c'est qu'il y a problème.
- Se lancer avec des amis est risqué. Ça peut très bien marcher mais ça peut être très pesant et casser si l'ami en question ne peut comprendre que l'entrepreneur n'est pas maître de tout.
- Prêter une grande attention aux détails.
Denis est très prolixe quand il s'agit d'entrepreneuriat et je suis insatiable en la matière car en tant que jeune entrepreneur, je tente d'apprendre en accéléré par l'expérience des autres. Après un Starbucks nous sommes donc allés manger ensemble.
J'ai d'ailleurs appris que bien que résidant à Washington DC, Denis est actionnaire du magasin lyonnais préféré de mon père. Il s'agit de la librairie Raconte-moi la Terre spécialisée dans la découverte du monde et créé par le cousin de Denis. Ce monde est bien petit !
Je n'ai fini cette très bonne journée à Bethlehem qu'à 2h00am du matin car j'ai loupé mon bus de 10h00pm. J'en ai profité pour aller faire quelques crazy pictures supplémentaires sur Times square. Un policier m'y a prêté son véhicule et des demoiselles se sont laissés prendre en photo sur ce vélo assez spécial qui a l'air de bien rouler. J'ai vu le premier "Partybike" en début d'année et, hier j'en ai vu une dizaine de différents sur Times Square. En voilà une idée d'entrepreneuriat !
PS: Superfrenchie sera bientôt sur la chaine américaine Fox pour débattre avec le chantre du French Bashing O'Reilly. Il faut dire que le blog de Superfrenchie très connoté anti french bashing bat des records d'audience avec plus de 65,000 visites et 140,000 pages vues le mois dernier. Pas mal pour un blog qui n'a qu'un peu plus de 6 mois d'existence !
mardi 11 octobre
Business Plans
3 à la fois !!! Si ça ce n'est pas de l'acharnement...
et pourtant, je suis censé être en vacances pendant une semaine mais le projet avant tout !
Comment peut-on donc être amené à écrire 3 business plans à la fois ?
L'un d'entre eux est celui d'une entreprise que je monte avec trois autres participants du MBA dans le cadre d'une simulation. Pendant l'ultime semestre du MBA, l'un des cours est en effet consacré à l'intégration de tout ce que l'on a pu voir, comprendre ou apprendre pendant le cursus (ça s'appelle Integrative experience...) et il n'y a sans doute pas meilleure façon pour cela que de passer de la théorie à la pratique en créant et développant une entreprise. Pendant une dizaine de semaine c'est ce que nous faisons donc en vitesse accélérée. Toutes les semaines, un trimestre s'écoule. Là, nous en sommes au trimestre numéro 5 et avons décidé de lever 5 millions de dollars pour accélérer notre développement. Pour cela, il faut se farcir un business plan d'une trentaine de pages. L'équipe est sympa, on est pour la plupart passionné par le jeu et, malgré ou plutôt grâce à nos divergences de points de vue, on forme pour l'instant l'équipe la plus performante sur 7 !
Les deux autres business plans, c'est différent, c'est pour de vrai et ça me passionne encore plus. Il s'agit de mes business plans en vue de la création de la petite entreprise à Nico... Alors pourquoi 2 ? Parcequ'il y en a un en anglais et un en français... Là je dévoile un peu mon projet, il sera pour commencer français car j'ose imaginer qu'il est encore possible de se lancer dans l'aventure entrepreneuriale en France... Il faut donc que je puisse présenter mon business plan dans la langue de Molière.
Toutefois, je suis encore aux US et ici on parle l'english ou plutôt l'un de mes profs qui m'accompagne dans mon projet parle l'english.... Aujourd'hui, je lui ai présenté mon plan détaillé de 6 pages que j'avais basé sur l'ébauche de mon Business Plan français, lui même basé sur l'un des seuls livres que j'ai apporté de France (avec le guide du routard):
et finalement, on a tout remis à plat pour que ça ait un tour plus logique et cela signifie donc que je réarrange entièrement mon BP français. C'est vraiment intéressant un tel avis extérieur car je suis tellement dans mon truc que tout semble couler de source pour moi alors que ce n'est sans doute pas le cas pour le commun des Business Angels...
Et puis je suis tout fier car alors que je pensais que les advisers ce n'était que pour les PhD (doctorants), Dale, le professeur en question, m'a dit qu'il était comme mon Adviser désormais dans ce projet qui a l'air de le passionner tout autant.
vendredi 30 septembre
Y au carré
Comme vous l'avez compris, mon objectif prochain c'est de créer ma petite entreprise. C'est pourquoi, tant qu'à faire, la concentration de mon MBA, c'est l'entrepreneuriat. Cela veut dire que tout au long du MBA, j'ai pris, en sus des cours "essentiels" (je mets ici des guillemets pour rester cohérent avec mon point de vue sur les études ;-) ), des "cours" dont le focus est l'entrepreneuriat. Il s'est agit de nombreux séminaires de deux jours sur des sujets donnés pendant lesquels divers intervenants (entrepreneurs à succès et investisseurs en particulier) venaient nous galvaniser.
Et puis, là pour mon dernier semestre, j'ai décidé de suivre le cours intitulé Business Plan. D'une part car ça ne peut me faire que du bien pour paufiner le mien et d'autre part parceque j'apprécie beaucoup le professeur qui a une pêche d'enfer (j'ai cru comprendre qu'il approche la soixantaine alors qu'on lui donnerait 25 ans ou presque !!), démontre un intérêt manifeste pour ses étudiants et en échange donne de précieux conseils. Bref, il nous pique de notre enthousiasme pour le gonfler encore plus. En fait, c'est plus un coach qu'un prof.
En début de semaine, je lui avais envoyé, comme la douzaine d'autres élèves qu'il suit, un document de cinq pages décrivant mon projet. Ce soir, réunion de présentation orale du projet, Dale (c'est son nom), nous exprime toute la reconnaissance qu'il a de nous voir partager notre projet et ce moment exaltant qu'est celui de la création d'entreprise (c'est selon lui une expérience à réaliser au moins une fois dans sa vie). Il nous fait également part du plaisir qu'il a eu à découvrir nos projets respectifs.
Et puis, tout d'un coup, oups ! Il nous dit qu'il a annoté nos documents et qu'il a donné un avis franc à la fin. Il ne faudrait pas qu'on s'engage dans quelque chose qui ne soit pas à son avis viable. Il est là le OUPS car je me dis, à cet instant, avec tout le respect que j'ai pour lui, s'il me dit que mon projet que je remue dans tous les sens depuis plusieurs moi ne convient pas... c'est qu'il n'a pas compris, ce n'est pas de son âge... De toute façon, ce n'est pas possible et pourtant je sens son regard se porter sur moi à plusieurs reprises... ça met la pression !
Finalement, il nous dit que s'il y a un "why" à la fin, c'est que c'est bien parti, sinon, il va falloir revoir en partie la copie. Au moment où il nous parle de son "why", il dessine dans l'air une figure que j'imagine être un point d'interrogation... je n'ai pas compris la relation entre le point d'interrogation et son assentiment d'autant qu'il en rajoute un peu en nous glissant qu'il a même eu le plaisir de conclure par des "why two"... je suis largué...
Sur ce, il nous rend nos documents. Je tourne mes pages les unes après les autres pour découvrir des ratures des surlignages dans tous les sens, des "what about...."... jusqu'à la dernière pages où je découvre un grand:
Y2
eh eh, le "why", c'est la prononciation du "Y" en anglais et c'est égalment tout simplement l'initiale de YES et YES x YES = Y au carré = "why two" !!!
mercredi 28 septembre
L’idée et... sa/ses valeur(s)
Et voici mon dernier article pour le site Envie d'entreprendre. Il devrait paraître sous peu mais il est bien sûr ici en avant première.
La valeur d’une idée est nulle. C’est ce que j’ai entendu de la part de plusieurs investisseurs et même de la part d’entrepreneurs en préambule de toute discussion. La première fois qu’on entend ça, ça fait bizarre ! Purée, moi qui pensais avoir une super idée, elle vaut rien !!! Et puis, on comprend vite qu’on ne parle pas de la même valeur. L’idée n’a en effet pas de valeur marchande, sinon, j’en connais quelques uns qui seraient richissimes. En revanche, en tant que porteur d’idée mon idée à une valeur inestimable... pour moi. C’est mon driver !
Je ne m’imagine pas de passer une partie de ma vie autour de personnes qui ne me soient pas chers. C’est la même chose pour mon projet d’entreprise. J’y tiens parce que j’ai confiance en lui et que je l’ai choisi. D’ailleurs, il a remplacé d’autres projets que j’avais en tête auparavant avant d’avoir l’étincelle qui m’a montré que cette ultime idée avait ce petit plus qui lui donne, pour moi, plus de valeur que les précédentes.
Alors comment déterminais-je que cette idée a plus de valeur que toute autre ?
Les facteurs de succès potentiel sont nombreux. J’allais les lister tous ou tout du moins ceux qui me viennent à l’esprit mais je me rends compte que tous ces facteurs sont liés à 3 questions primordiales :
- Faisable ? L’une de mes rengaines c’est : tout est possible (ça marche d’ailleurs !!) donc je ne devrais pas m’en soucier mais j’y porte de l’importance car il faut que je puisse entrevoir de l’infaisabilité pour d’autres… Est-ce clair ? En fait, si c’est faisable pas trop de monde, ce n’est pas drôle et ce serait surtout faire le cobaye et que d’autres en profitent.
- Opportun ? Alors là, à 100%, il faut que ce soit le moment pour le lancer tant du point de vue du potentiel que du point de vue personnel. C’est d’ailleurs principalement cette raison qui a fait passer mon projet actuel devant le précédent.
- Mobilisateur ? Là c’est le plaisir que je vais prendre à mettre en œuvre le projet et la confiance que j’ai qui importent. C’est en ce qui me concerne ce qu’il y a de plus fort. Le projet va mobiliser mon énergie et il faut également qu’il puisse mobiliser celle des potentiels associés, investisseurs, partenaires et celle des clients !
jeudi 23 juin
Au départ, il y a… l’envie d’entreprendre
Veinards ;-) !, vous avez une exclu: mon billet pour le site www.enviedentreprendre.com, trois heures avant les autres !
Cette envie qu’on aimerait parfois tant qu’elle soit partagée par le plus grand nombre. A force de militantisme en sa faveur, on finit toutefois par se rendre compte que l’envie d’entreprendre ne naît pas du jour au lendemain, que l’entrepreneuriat n’est pas fait pour tout le monde. Il faut avoir ça en soi, certains disent, avoir ça dans le sang !
Ce ne sont pas pour autant les liens du sang qui en sont à l’origine. Non, on ne naît pas entrepreneur, on le devient… plus ou moins tôt. C’est en tout cas sur mon expérience que je me base. Je ne pense avoir oublié personne et je ne vois pas d’entrepreneurs dans mon entourage familial proche…
Alors d’où me vient cette envie, ce goût immodéré pour tout ce qui touche à la création d’entreprise ?
Ce sont des expériences et les hasards de la vie qui ont construit ce qui fait désormais partie de ma personnalité.
L’origine ? C’est à la campagne que j’ai attrapé le virus, au fin fond de l’Aveyron, un coin de paradis terrestre pour ceux qui ne connaissent pas, où je passe mes vacances d’été depuis que je suis né (aïe, cette année est la deuxième pendant laquelle je ne pourrais m’y rendreL). A l’âge de six ans, je suis parti sur le tracteur de la ferme d’à côté et je n’ai plus lâché le volant. J’ai ainsi passé la douzaine d’étés suivante à faire l’apprenti fermier. J’y ai découvert la survie par la croissance (l’exploitation passant de 20 à 50 hectares), la modernisation (tracteurs de 30 chevaux à plus de100 chevaux et des machines toujours plus performantes) ainsi que des virages stratégiques à 180°C (passage de la production de lait de vache à la production d’agneaux en passant par des essais de productions de pommes de terre puis une diversification dans la viande de veaux…) ou encore la mise en place de partenariat avec les voisins pour l’achat en commun de machines toujours plus puissantes et imposantes ou les échanges stratégiques de terres… J’y ai également découvert la gestion au jour le jour des ressources (blé, foin, paille, champs, machines, temps…) et surtout la création de valeur ajoutée, très visible à la ferme et donc facilement compréhensible: on part d’une petite graine plantée dans un champ et après un long processus, on arrive à un agneau d’une quarantaine de kilos que j’emmenais à la foire de Réquista le lundi matin à… six heures du mat’ et où… j’ai pris de la graine de négociateur.
La ferme fut donc un formidable déclencheur de vocation entrepreneuriale et surtout une excellente école et celle-là… qu’est-ce que j’aimais y aller ! C’est d’ailleurs ainsi que l’un de mes premiers « business plans », je l’ai élaboré vers neuf ans pour un projet d’exploitation agricole de rêve (il faudra que je remette la main les plans utopiquement géométriques de cette ferme idéale !!) et ouvert au public tel un salon de l’agriculture permanent aux portes de Paris pour tout mes camarades qui ne savaient pas ce qu’ils loupaient (une idée parmi d’autres qui reste présente dans un coin de ma tête, pour plus tard…).
Par la suite, d’autre passions se sont développées, entre autres, une passion pour les marchés financiers (peut-être en partie dérivée de la ferme puisqu’à l’époque je suivais le cours de l’agneau !!) et une autre pour le suivi de la vie des entreprises à travers la lecture quotidienne du journal économique les Echos. Et ce savant mélange ainsi que les entreprises pour lesquelles j’ai travaillé m’ont amené à côtoyer des entrepreneurs de tous poils qui ont entretenu en moi cette force intérieure qui me pousse vers l’entrepreneuriat, pour se battre, créer, organiser, transformer et arriver à un résultat, tout ça avec enthousiasme !

