mercredi 21 décembre
Frauder à l'insu de son plein gré... désolé Mr. RATP, c'est pas bien simple votre système
Je cavale un peu partout dans la Capitale depuis mon retour... Il y a en effet quelques amis et de la famille que je suis heureux de retrouver après mon exil, de nombreuses personnes découvertes sur les blogs (!) et surtout, des rencontres pour mon projet d'entreprise.
Je fais donc un grand usage des transports en communs parisiens, surtout le métro/RER... Eh bien, ce n'est pas de la tarte de s'y réhabituer et ça y est, j'ai déjà fraudé malgré moi...
Hier, pour aller à Puteaux, je prends le métro qui me mène à La Défense et là, PAF ! Je me retrouve fait comme un rat: impossible de sortir !!! J'arpente quelques minutes les longues galeries et trouve par chance une sortie sans ticket... Le ticket zone 3 que j'avais utilisé n'a pas fonctionné (c'est un ticket que j'utilise d'habitude pour aller dans la zone 3 du Sud de Paris et je pensais que ça marcherait pour une autre zone 3...). Bref, il me restait à prendre le Tramway pour Puteaux. Là, je pensais qu'il me fallait un ticket spécifique mais ne voyant rien à l'horizon pour m'en procurer je profite du sas handicappé pour passer en me disant: "Pour une station...".
J'arrive et tout se passe bien, je peux sortir enfin libre. Le retour est cocasse: voyant une billetterie automatique sur le quai, je me procure un ticket à 1€40 avant de me rendre compte qu'il s'agit du même ticket que j'utilise dans Paris intra muros... Je m'engouffre dans le Tram', on me dit "bonjour" ce à quoi je réponds poliment avant que l'on m'interpelle à nouveau par un "Ticket s'il-vous plaît". Ah ! Je suis rentré dans la rame avec les contrôleurs. Je sors mon ticket tout nouveau tout beau fièrement et observe la petite dame le tourner dans tous les sens avant de me dire "il faut l'oblitérer vot' ticket!". Oupssssssss, j'arbore alors un grand sourire niaiseux et m'excuse platement: j'avais oublié qu'on oblitère dans le Tram... Il y a de l'indulgence dans l'air et ça passe...
Ayant engagé la conversation, je continue à me renseigner sur les transports parisiens et apprends que mes 1€40 ne permettront pas d'aller plus loin qu'une station puisqu'après, il faut sortir pour re-rentrer... la clef eut été un "ticket combiné"
Tout ça pour dire que c'est bien compliqué à mon avis pour les occasionnels, je pense aux touristes, par rapport à New York où c'est cher: 2 dollars le trajet mais, c'est simple !
Finalement, aujourd'hui j'ai expérimenté la marche à pied bien plus économique et plus simple... J'ai par ailleurs été surpris de me voir céder le passage par un Taxi ! Ce n'est pas à New York qu'on verrait une telle scène...
dimanche 18 décembre
Ré acclimatation
Il est temps que je reprenne un peu mes activités bloguesques en particulier pour raconter à mes amis expats ce que ça fait de revenir !!
Alors, toute première chose, quelque chose de terriblement surprenant : dans ce pays, tout le monde, oui je dis bien tout le monde (ou presque) parle… français !!! C’est vraiment terrible. Le pire, c’est quand je me promène dans les rues de
Paris. Alors là, déjà, il faut que j’ouvre une parenthèse : dans cette ville, il y a des gens partout à pied, et des magasins en bas de chaque immeuble, truc de malade ! Les voitures, n’en parlons pas, il y en a aussi beaucoup mais elles sont riquiqui. Hier, d’ailleurs j’ai failli me faire renverser par une Espace en pensant que c’était un jouet. Un Hummer là-dedans, ce serait la panique totale !
Bref, je disais donc, tout le monde parle français. Alors, pour moi qui avais
pris l’habitude de repérer les francophones à 15 mètres de distance, je suis complètement déboussolé. Ca devient critique quand, en particulier, dépassant deux demoiselles discutant, je me retourne par réflexe en les apostrophant avec du « Bonjour la France !», en lieu et place des beaux sourires auxquels je m’étais habitués sans jamais m’en lasser, j’obtiens des yeux ahuris et un détournement de chemin…
Et puis, bien sûr, plus question de déconner à voix haute sur les chaussures à paillettes de la fille du métro…
Sinon, Paris a son charme et ce n’est pas désagréable d’exister même sans voiture ou Hummer. Tiens, je vais faire mon sadique. Vous savez quoi chers expats, hier, j’ai été manger un magret de canard ! Hummm ;-). L’évocation de ce mets devrait avoir un effet dévastateur derrière les écrans de certains lecteurs… héhéhé… je rajoute même la photo pour être parfaitement sadique !
mardi 13 décembre
Après l’Amérique blogue-t-elle, Paris Blogue-t-il ? !!!
A peine débarqué de l’avion, quel bonheur de retrouver pain, fromages, famille et… grève du RER !!
Je check mes mails et parmi les commentaires très sympa sur le billet d’hier (ça fait plaisir !), je vois celui d’Adrien qui me propose une bière dès que possible. Me rappelant qu’il y avait la quatrième édition de « Paris Blogue-t-il ? », je lui dis qu’il y aura peut-être moyen que j’y fasse une apparition d’autant qu’en regardant la liste des inscrits, il y avait 2-3 personnes que j’aurais aimé rencontrer. Le seul souci étant le décalage horaire + la nuit blanche à regarder enfin des films français dans l’avion… donc pas sûr…
Je regarde sur mappy où ce situe l’Entrepôt et là, le comble c’est que c’est juste à côté de là où je loge squatte (chez mes parents tout nouveaux parisiens). Je n’avais plus d’excuse…
C’est donc vers 10h pm que je m’y suis pointé et suis tombé, en ouvrant la porte sur (première rencontre du troisième type de la soirée !) le Podcasteur, Bertrand Lenotre que j’avais rencontré à New York lorsqu’il était venu couvrir l’évènement de l’année 2005 (!!) : L’Amérique blogue-t-elle ? co-organisé par myself.
Bertrand m’introduit tout de go aux serial-organisateurs de la rencontre et en particulier Pierre avec qui j’avais eu quelques échanges par mail pour lui demander si l’on pouvait s’inspirer de leur nom. Aux côtés de ce dernier, se trouvait Mister Galienni, peintre et accessoirement créateur des flyers de la rencontre dont je m’étais « fortement inspiré »…
De l’autre côté, il y avait Christophe qu’il fallait que je contacte pour mon projet d’entreprise et encore plus depuis l’annonce de ce jour de la création du magazine Netizen.
En face, je reconnais Pascale qui, malgré les tonnes de mails quotidiens qu’elle reçoit du fait de l’immense popularité de C’est moi qui l’ai fait avait tout de même pris le temps en début de cette année de me scanner 4 ou 5 pages d’un dossier sur le blogging (magazine, bien évidemment indisponible à Bethlehem, d’où ma requête plus que satisfaite)…
Je vois également Vinvin … puis arrive Adrien (avec un bon gâteau au chocolat très bienvenu) qui me présente à tout plein d’autres bloggers de tous horizons.
Il y avait Mickael avec qui j’ai bien parlé bourse, un fan de New York : Bertrand et son Qtek (il faut que je me trouve un téléphone urgemment alors, étant au milieu de connaisseurs, j’ai eu un bon exposé du marché), Charles, Jérôme, des Buzzers et d’autres...
Le grand Loïc, j’ai également croisé et Rodrigo, je me suis fait vidéopodcaster. Il m’a reconnu suite à l’interview qu’a réalisé Pierre Alexandre en début de semaine dernière à Wall-Street !!
A 1 heure du mat’, les derniers combattants se font mettre dehors et ça continue sur le trottoir… Au moment des adieux finaux, je rencontre la pote d’Estelle: Nawal. Elles ne se sont jamais vues mais ça ne m’étonne pas qu’elles s’entendent à merveilles !!
Conclusion : j’ai plus que bien fait de venir… je dois toutefois en être à ma 40ème heure sans sommeil, il est temps de zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz/
dimanche 11 décembre
La boucle est bouclée
Demain dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, je partirai…
Un car m’emmènera à l’aéroport de Newark, le décollage du vol AF 19 est prévu à 7h30pm. Quelques heures plus tard, je serai là-bas, de l'autre côté de l'Atlantique.
Je vis en ce moment beaucoup de similitudes avec ce que j’ai vécu il y a 11 mois si ce n’est que c’est dans le sens inverse.
J’ai repris joie au squattage et ce qui est amusant c’est que c’est, comme quand je suis arrivé, un turc, cette fois-ci dénommé Erdem, qui m’offre l’hospitalité. Il va falloir que j’aille faire un tour en Turquie à la rencontre de ce peuple si accueillant et bienveillant.
Comme en début d’année, il neige également à gros flocons paralysant presque Bethlehem…
Par contre, cette fois-ci, les au revoirs sonnent plus comme des adieux… Bien sûr, on « reste en contact », mais la distance physique et les préoccupations différentes vont nous éloigner. Je sais juste que j’ai gagné des amis du monde entier et peut-être la possibilité que les voyages que je ferais à l’avenir de par le monde soient moins anonymes…
Arrêtons de rêvasser, il me reste à boucler mes deux valoches et là c’est pas gagné…
vendredi 09 décembre
Un gros et long chapitre de ma vie se termine, un autre passionnant s'ouvre
Sentiment étrange en se réveillant ce matin. Etait-ce la murge consécutive à la petite fiesta improvisée pour fêter la dernière journée de ma vie d’étudiant ? Il n’y avait pas que ça.
Vraiment très étrange comme sentiment : déjà de la nostalgie pour tout ce qui est passé et déjà de l’excitation pour tout ce qui va venir.
C’est que ça me démange depuis très longtemps de rentrer enfin entièrement dans la vie active, de ne plus être un assisté de la vie !
Pourtant, j’en ai vu et fait des choses intéressantes ces dernières années.
Parfois, je m’étonne moi-même et donc, pour ceux comme moi pardi, qui se demandent comment j’en suis arrivé là, je livre une partie de ma recette : vouloir, être optimiste, avoir de l’audace (même si ça pour d'autres ça s'appelle être culotté), rencontrer, partager, réussir avec et non pas contre même s’il ne faut pas dépendre entièrement de qui que ce soit, ne pas se poser trop de questions, saisir les opportunités et se les créer ! Il y a sans doute d’autres recettes. Ca c’est en partie celle qui s’est bien mariée avec mon fil conducteur : Tout est possible !
Maintenant, je vais poursuivre dans le même état d’esprit pour cette nouvelle phase de ma vie qui commence en espérant ou plutôt en voulant que ça marche ;-).
Viva la vrai vie !
mardi 06 décembre
Dans les coulisses de Wall-Street
C’est grâce à Pierre Alexandre, journaliste pour l’agence indépendante « New York French Press » avec qui j’ai passé la journée que cette fabuleuse expérience a été possible.
En ce lundi de début décembre, j’ai ainsi réalisé presque un rêve que je ne m’imaginais pas réaliser avant quelques années… je suis entré à Wall-Street !
Bon, pas d’excitation, ce n’est pour l’instant que ma personne mais c’est déjà extraordinaire puisque ce lieu mythique est fermé au public depuis le 11 septembre 2001. Ma passion pour la bourse m’y avait pourtant déjà conduit en 1997 mais, même à l’époque, la visite était limitée à une salle de présentation et à une « fenêtre » sur le floor (là où grouillent les traders). Cette fois-ci, le journaliste financier qu'est Pierre Alexandre m’a obtenu un passe-droit et m’a fait la totale !
Nous avons commencé par poireauter à l’entrée dans le froid car le méchant monsieur avec son pistolet ne voulait pas me laisser entrer puis, une charmante dame m’a sifflé pour me dire de m’avancer… La visite pouvait commencer. Après être passé au milieu des très nombreux studios de télévision, j’ai eu droit à une vue plongeante sur le floor et cela, sans aucune vitre teintée.
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La suite était plus productive puisque nous sommes allés enregistrer le show de Pierre dans un studio spécialement aménagé à cet effet. Le show est quotidiennement videopodcasté sur son blog : En direct de Wall-Street.
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La visite ne pouvait pas être complète sans le passage par la cantine de Wall-Street qui serait l’un des endroits les plus importants… Egalement un passage dans les derniers étages pour y voir un « Club » qui n’a sans doute pas changé depuis des lustres avec une ambiance feutrée quasi archaïque.
Enfin, j’ai fait le parfait touriste dans la boutique de Wall-Street qui ne sert plus, faute de visiteurs, et dans laquelle mon achat d’un stylo marqué du NYSE a mis en émoi la vendeuse (5 minutes pour savoir comment me vendre ce stylo…). Peut-être était-ce la transaction de la journée à Wall-Street…
Pour conclure cette journée, Pierre a réalisé ma première interview d’entrepreneur qui inaugure par là même un deuxième blog de Pierre: Mon New York sur les français travaillant à New York. Elle est disponible ici (j'ai encore une marge de progrès pour les interviews ;-)).
Merci Pierre !!
dimanche 04 décembre
Vol de nuit dans un coucou
Le suspens a été total... et j'ai vécu ce samedi dans une angoisse terrible... On a parlé Due Dilligences toutes la journée à l'occasion de mon dernier séminaire du MBA et dès que j'avais une pause je fonçais sur un ordi pour voir le diagnostic d'Alex à propos de notre vol de nuit puisque tel était l'objet de l'énigme de ces derniers jours...
C'est la fidèle Marion qui suit ce blog depuis ces débuts et avait sans doute en mémoire ce billet là et puis celui-là ou encore cette leumeurisation ou bien a-t-elle tout simplement regardé la photo en haut à gauche de ce blogounet. En fait, je lui avais également fait part en exclusivité il y a quelques mois d'un truc de ouf qui m'est arrivé il y a quelques années: j'avais rencontré un entrepreneur reconverti en Day Trader sur un forum boursier et il m'avait proposé de venir me chercher à Lyon avec son avion pour, entre autres, me faire visiter son ex-usine. Ca, c'était un sacré truc de ouf (Merci encore Bernard si jamais tu me lis !) et ça a sans doute mis la puce à l'oreille de Marion...
Bref, là c'est Alexandre qui m'a proposé (en fait j'ai insisté ;-) ) d'aller à Harrisburg, la capitale de la Pennsylvanie, en coucou... J'ai sauté sur l'occasion (je connais d"sormais l'aéroport d'Harrisburg, cool !!!!). Juste avant la grande ligne droite on a arrêté le coucou, fait vrombir le
moteur chauffé au propane quelques minutes plus tôt par Will, l'instructeur d'Alex et avons senti toutes les vibrations que l'on peut ressentir dans une 2 chevaux lancée à 100 à l'heure sur un chemin de campagne... Puis, comme la première fois avec mon entrepreneur day trader, c'était extraordinaire de se sentir pousser des ailes et porter par le vent... très froid le vent dans le coucou à 1,5km d'altitude... Je m'étais bien couvert la tête et le torse mais qu'est-ce que je me suis pelé les fesses et les pieds. Par ailleurs, là c'était un petit coucou mais vraiment un petit coucou et c'est là que j'ai compris qu'effectivement le coucou dans lequel j'avais volé la première fois était la "Rolls des Coucou". Pour finir, on s'est un peu perdu dans le ciel au retour à cause du GPS qui a déconné ce qui rend la chose tout de suite un peu plus excitante...
Re-bref, c'était TOP !!! Thanks Alex !!! mais j'apprécierai désormais mieux la classe éco d'Air France...
PS: pour les férus d'aviation, Alex me fait part des caractéristiques de l'avion: il s'agissait d'un Piper (marque) Cherokee (type) PA-28-140 (model). Et l'immatriculation etait N8543E.
jeudi 01 décembre
Trucs de ouf en série
Croisez les doigts avec moi. Personne n'a trouvé pour le truc de ouf reporté sine die mais qui pourrait bien trouver une fenêtre samedi si j'en crois ceci:
Today |
Tomorrow |
Fri |
Sat |
Sun | |||||||||||||||
High: 54° |
High: 47° |
High: 39° |
High: 38° |
High: 40° |
Toujours est-il que d'ici mon départ qui ne cesse d'approcher, j'ai quelques trucs de ouf en réserve à faire. En particulier lundi...
Aujourd'hui, un "petit" truc de ouf comme le mentionnait le colloc dans les commentaires du billet précédent. Nous devions en effet quitter notre appartement aujourd'hui et aller squatter comme au bon vieux temps à droite à gauche pour les derniers jours. Finalement, à l'issue d'une nuit passée à nettoyer au karcher notre logis (c'est peu dire qu'il y avait du boulot), le colloc a trouvé la force de négocier avec l'agence 2-3 jours supplémentaires en ce début de mois de décembre non payé.
Pour Nicolas, un tout petit truc de ouf réalisé ce soir en pensant à son commentaire toujours dans le billet précédent (bien tenté mais il y a plus ouf):
A force d'insister vous allez être déçus... mais vous pouvez toujours tenter votre chance...
Le deuxième truc de ouf, c'est donc lundi, à NY et (peut-être) dans l'un des lieux qui m'est très cher comme ceux qui me connaissent bien pourraient le deviner...








